Et si l’extrême droite contrôlait l’Europe après juin?

La question, tirée du site de “La Tribune de Genève” de ce soir, vaut la peine d’être posée. La farce cinématographique reprend… Benito-le-retour, Adolphe-le-retour, Staline-poutine-le-retour, etc.

Ce qui vaudrait surtout la peine, c’est d’avoir le sens de l’histoire… Nos parents se sont fait suer pendant six ans, avec cette faune, ceci notamment pendant la Mondiale N° 2 ; sans parler du fait qu’en Italie ça avait démarré en 1922, et en Allemagne en 1933. Sauf erreur, l’Italie a attendu un siècle pour se jeter dans les bras bruns de Benito et ses sbires… A première vue, l’Allemagne semble ne pas vouloir attendre 2033, la France non plus. Ça promet une magnifique Mondiale N° 3 !

Franchement, j’ai peur… Hongrie, Turquie, Russie, Slovaquie, Croatie, Slovénie, Italie, ça rime sinistrement. Rajoutons-y bientôt l’Helvétie, la Francie, la Germanie. Et si en plus revient la Tromperie, ce sera la totale. Quand se côtoyeront tous ces valeureux nationalismes, en y ajoutant le dépérissement de la planète, nous serons dans la fin de l’humanité, selon toute vraisemblance… 

Nom de Zeus, réveillons-nous avant qu’il ne soit trop tard. Je veux vivre, moi, et surtout que les générations suivantes puissent vivre normalement.

UN VŒU… ou un projet politique ?

Si j’étais riche et si j’en avais le temps, je voudrais lancer une initiative visant à instaurer une loi interdisant le moindre mensonge à nos (futures) élues et (futurs) élus, ainsi qu’aux partis et “influenceurs friqués”, tels que industries pharmaceutiques, chambres de commerce, castes patronales, promoteurs de haine, etc. ! Ceci d’autant plus quand ces personnes argumentent sur des décisions à prendre par votes du peuple que nous sommes. Que toute manipulation des statistiques, chiffres lancés à la louche, arguments mensongers en tous genres soient sévèrement punis, avec interdiction de parole et de candidature pour une durée à déterminer selon la gravité des cas.

Débarrassons l’plancher !…

… Cela arrangera tellement de monde :

Nos caisses de retraite Nos assurances-maladie pour lesquelles on nous laisse entendre que nous leur coûtons de plus en plus cher.

Tous ceux qui ne cessent de nous rappeler que nous vivons (trop) longtemps et donc que cela coûte cher. Et que faire de celles et ceux qui s’obstinent à ne pas mourir ?

Les chantres du suicide "assisté" et de l'euthanasie qui ont compris qu'un cachet ou éventuellement une piqûre, ça coûte tellement moins cher que des soignants qui accompagnent pendant des plombes tous ces gens qui ont aimé vivre et qui souhaitent être aimés.

Les adorateurs d’informatique, de listes sans fin de codes, d’airs-culs ou l’inverse, tous ceux que nous agaçons par nos lenteurs, nos envies de passer outre tous ces bidules chronophages.

A suivre…

Rats urbains, rats champêtres

Nous vivons une drôle d’époque. Nos urbains et autres personnes à la sensiblerie hypertrophiée ne cessent de prôner le bien-être animal. Qui leur a dit que les paysans étaient joyeux d’envoyer leurs animaux à l’abattoir ? Et quand est-ce qu’ils évoqueront le mal-être paysan ?

Les rats des villes ne cessent de dire aux rats des champs comment cultiver, comment soigner les bêtes, comment faire, vivre et travailler…

Il serait intéressant de voir comment les urbains, bobos, citadins et autres rats des villes réagiraient si les rats des champs que sont les paysans se mettaient à leur dire ce qu’ils doivent faire, comment vivre et comment travailler dans leurs clapiers, cages à poulets ou résidences colognotes, neuilléennes et autres nids à humains.

Une bonne grosse jacquerie serait décidément bienvenue…

De 2022 à 2023

Ouf, 2022 est achevé. Annus horribilis, s’il en est ! Entre table de billard chirurgicale, suite et presque fin du covid, 3ème guerre mondiale déclenchée par procuration, si je puis dire, départ pour d’autres lieux plus en hauteur (du moins on l’espère !) de Julos Beaucarne, de Philippe Jacottet, de Christian Bobin, de Jean Charles (radio romande), de deux potes de syndicat et surtout de mon pote Bubu-dit-Michel Bühler ; oui ras-le-bol de 2022 !!

De Bubu, parlons-en.

Depuis 1969 où Jean Charles, Franck Musy ou Emile Gardaz te diffusaient à la radio, puis tes concerts donnés un peu partout sur la planète, parfois avec Gilles Vigneault, je me suis tellement souvent identifié à tes coups de gueule, à tes coups de cœur, a ta belle écriture poétique ou virulente…

Bubu, un de mes meilleurs souvenirs remonte à l’an 2000, en automne, lorsque nous fûmes ensemble à chanter et poétiser dans Ch’Nord, à Loos-en-Gohelle, à Beuvry. C’est entre ces deux lieux, chez mes amis Arlette et Francis que tu jetas les premiers mots des Beaux Lourdauds et nous les soumis. On nous fit visiter Vimy et autres lieux des années 1914-1918, et là je vis combien tu étais sensible…

Nous ne nous voyions pas souvent, mais quand même, c’est là que tu me remontais souvent le moral, moi qui doutais tout le temps de l’utilité de la poésie. En fait on se soutenait dans la Résistance, par nos mots, par tes musiques, tes poèmes et tes chansons, par mes propres mots… Je me sentais un peu frangin ou pote en poésie. Et je me sens toujours ainsi, même si tu est ailleurs.

Tu étais du genre taiseux, c’est-à-dire que tu ne parlais jamais pour rien dire. Mais tout de toi respirait l’écoute, la tendresse, la bonté ; mais aussi tes belles colères. Gens qui me lisez, écoutez ses colères, mais aussi ses histoires des gens rencontrés à Sainte-Croix comme à Paris, en Haïti comme dans le Gros-de-Vaud, au Chili comme à Médières ; quant à ses chansons d’amour ou ses Matins d’Automne, Le Pays qui dort, C’est écrit, Si le temps, et tant d’autres, comment te dire ? Oui, j’aurais bien voulu les écrire, ne serait-ce que — dans Le Pays qui dort — ce magnifique vers : « Je dirai les souliers qui rentrent des labours ». Oui, Bubu, tu es un sacré poète ! Et un poète capable de colères, c’est encore mieux ! C’est un poète qui le dit !

Un seul mot encore, pour te dire : la fidélité. A tes combats, à tes convictions, à ta compagne, à tes amis, aux Sainte-Crix, à toi.

Nous sommes orphelins d’un homme qui est notre conscience.

Du reste du monde, parlons-en un tout petit peu… Pour dire que ta chanson L’Espoir est fabuleuse, en espérant que tu aies raison. Mais là, j’ai besoin d’un coup de main de ta part ; le monde me fait de plus en plus peur ; pas tant pour moi, mais pour nos enfants et petits-enfants. Alors oui, de la Rue du Repos, où tu résides maintenant, tâche de nous donner ce coup de main, cet espoir, voire cette espérance. J’ai — nous avons — besoin de … ta présence.

Merci Michel, merci Bubu.

La trilogie du mal absolu

Un pont piéton, un jardin public avec jeux pour enfants et une université. Tous trois détruits « aveuglément » à Kiev. Un lieu de rencontres, un lieu pour rêver et un lieu de savoir. La rencontre, le rêve, le savoir, trois éléments essentiels, dans une vie de femme ou d’homme, de femme ou d’homme. C’est la parfaite perversion que de détruire ces trois vraies richesses à coups de drones, ces espèces d’avion dans lequel personne ne risque d’être tué. Une flèche, une balle, efficaces comme mille flèches ou mille balles, comme un missile ou une bombinette. Massacre hygiénique puisqu’aveugle.

Même en « quatorze-dix-huit » on n’était pas aussi pervers. Le monde finit par nous faire vomir. Les enfants sont désormais les victimes choisies, violées, terrorisées, tuées, juste pour décourager tous les autres êtres humains. A se demander si l’Adolphe tristement célèbre aurait été si imaginatif. Le prochain chapitre aura-t-il la saveur du champignon atomique ?

L’étape concomitante étant que 69 % des animaux sauvages a disparu. Et dire qu’en France on s’étripe à propos de la fin de vie, dite assistée, quand nous sommes tous à vivre un suicide collectif, non-assisté, sinon par l’imbécillité. Il n’y a plus besoin de vouloir détruire les « vieux », ça se fera tous ensemble, tous ensemble, tous ensemble (sur l’air des lampions et des lampistes que nous sommes).

Q.I. ?

Après m’être tu pendant longtemps (ce qui de ma part est un exploit !), ne sachant que dire autour ce qui a travaillé et travaille encore la planète, à savoir une «pandémie», tellement éloignée des grandes pestes ou de ce qu’on a appelé «grippe espagnole», je crois que je peux maintenant dire ce que je remarque depuis plusieurs mois.

Tous comptes faits cela pourrait tourner autour de la lettre Q comme Question(s) ! Je développe : depuis de longues années, il se dit que certains traitements médicaux à base de cellules animales s’attaquent à notre Q.I. A voir ce qui se passe dans notre pauvre monde, j’en arrive à croire que oui, le Q.I. est en baisse continue (ceci dit avec quelques nuances : je ne suis pas sûr que ce soient les divers autres animaux qui nous font perdre notre quotient intellectuel… je finis par croire que nous sommes largement pires). La preuve de cette baisse de Q.I. ? Il suffit de voir le sens de l’anticipation des réalités. On n’a plus d’objectifs à long germe, on «gère» à mesure de l’évolution des évènements. Nos autorités politiques ne proposent plus grand chose, ils ne font que suivre l’air du temps, avec parfois des changements de cap ahurissants. Ceux qui se moquaient des promoteurs d’éoliennes ont changé d’avis depuis qu’ils ont droit à des subventions émanant de l’Union européenne ou — chez nous — de la Confédération helvétique ; et dès lors ils ne jurent plus que par ces grandes pales. Ils se sont mis à en faire une promotion effrénée ; les voilà qui empochent le pognon et adhèrent à cette nouvelle source de revenu, même si les blocs de béton perturberont d’autres sources, celles de notre humble soeur l’eau, par exemple. Tout le monde applaudit et personne (ou presque) ne s’interroge sur les usages utiles ou inutiles des énergies, ces questions sont immédiatement moquées (retour à la bougie, ère des cavernes, etc.) ou carrément censurées. Personne (ou presque) interroge nos besoins. Gaspillons pour sauver le commerce et le culte de la croissance ! Il y a tellement de Pinocchio, qu’il leur devient impossible de voir le bout de leur nez.

Et nous voilà tous à avancer sans réfléchir du tout. Au-delà des Q.I. en baisse, nous vivons désormais dans un univers de Q.R. en hausse vertigineuse. Le plus célèbre, désormais, c’est celui qui a permis de régenter les malades de la pandémie évoquée ci-dessus. Magnifique trouvaille qui «offre» de promouvoir l’obligation d’être en possession d’un bidule intitulé smartphone, notamment. Et bien non, je ne rentrerai que contraint et forcé dans ce système «médiocrate». En plus de ça, que soit les codes-barres, soit les Q.R., sont d’une laideur absolue, insoutenable, surtout lorsque ils sont imprimés sur des livres ou sur des étiquettes de bouteilles.

Avec tous ces Q.R., nous n’utilisons plus notre Q.I. et risquons bien d’avoir l’air cul, voire l’Hercule, ou l’R.Q, si vous préférez.

Q.I., Q.R., c’est Q.Q. Tout cela sans Q.Ti-réaction. A donner envie de Q-l’buter tout ça. Nous nageons dans des histoires de Q, sans parler des liens avec les noisettes-et-chocolat Q.-Q.-la- praline. On va se rencontrer grâce au Q-lot, quoique… On se noyer dans le Q-l’eau ? Et ne parlons pas des Q-lottes. Et moi j’aime beaucoup l’art Q-linaire.

Dans tout ce fatras, comment allons-nous nous Q-ltiver ?

En tout les cas, il faut nous préparer à résister aux propos des copains à Q-ânon, mais là, j’insulte ces braves ânes… Et là, ce sera Q’uasi impossible. Pauvres ânons réQupérés !

Pour en revenir au Q.I., ce jour, 22 février 2022, que dire sur le Q.I. généralisé de l’humanité, dont des portions entières sont prêtes à se taper dessus comme des malades ? Quelle réponse du côté de la Mer Noire, entre Russie et Ukraine par exemple ???

Et ce sera tout pour aujourd’hui ! Sauf que j’aimerais vous inviter à lire deux (trois) livres :

  • « Les Maîtres du vent », de Michel Bühler, Editions Campiche, Sainte-Croix (CH), 2021
  • « Le Loup m’a dit », tomes I & II, de Jean-Claude Servais, Editions Dupuis, Marcinelle (B), 2021

Que faire ?

A cette heure et ce jour, dimanche 7 mars 2021, 15h.00, que vais-je faire ? Que vais-je adopter comme comportement ? Notre pays, toujours aussi schizophrène, semble avoir voté (résultats provisoires) pour l’initiative dite « pour l’interdiction de se masquer le visage ». Que faire, désormais ? Nous sommes amendables si, dans les transports publics, les commerces et les rues très commerçantes nous nous promenons sans masques. Donc obligés d’être masqués. Inversement, nous n’avons pas le droit de nous masquer. Alors, que devrons-nous choisir, à quelle loi obéir ? Celle prônée par nos autorités fédérales ou celle acceptée ce jour, et prônée par les copains d’Adolphe ?

Ceci dit, je suggère — puisqu’on se mêle de considérations strictement inutiles et personnelles, à savoir comment se vêtir — de lancer une nouvelle initiative visant à interdire le port de sous-vêtements (féminins) de couleur noire (ça rappellerait trop les vêtements désormais incriminés). Tant qu’à faire, une autre initiative pourrait interdire tout soutien-gorge, ou le port de robes, ou celui de pantalons.

Question : oserait-on interdire un vêtement d’homme ? Pourquoi est-ce toujours aux femmes que l’on dicte les comportements et habillages ??

Aimez-vous les clapiers ? Ou préférez-vous les cloaques ?

Entre autres souvenirs de mon enfance, il me revient la douce époque des lapins que nous chérissions, là où ils étaient bien logés. Mais aussi, j’ai en mémoire certains « éleveurs »qui logeaient trois ou quatre lapins dans la même cage de quarante sur quarante centimètres, voire encore plus petit. Et ces braves gens se lamentaient régulièrement de retrouver leurs lapins morts un beau matin, suite à diverses maladies. Parfois ils s’étaient dévorés parmi ou presque et en tout cas avaient dévoré leurs éventuels petits. Bel instinct — si je puis parler ainsi —pour dire nous sommes trop ! Ils n’ont jamais compris que ces pauvres bestioles ne pouvaient pas survivre à de telles conditions de logement. Ces gens-là ont fini par renoncer à ces élevages qui se transformaient en charniers.

Je ne peux pas m’empêcher de penser à tant de villes qui deviennent invivables à force de construire des logements ressemblant de plus en plus à des clapiers, visuellement et concrètement. Prenons l’exemple de la ville que je connais le mieux, puisque j’y habite. Dans les divers projets réalisés, en cours ou prévus, il y a pléthore de blocs allant jusqu’à trente étages, hauts sur pattes, parfois avec un souci totalement incohérent de ménager des « espaces » végétalisés, comme ils disent (je remarque en passant ce néologisme qui n’entre pas automatiquement dans mon traitement de texte… ), c’est-à-dire de vagues pelouses et des arbustes tristounets. Quant aux arbres, ils doivent prendre racine sur des toits d’immeubles ou de parkings… Je leur souhaite bonne chance pour y arriver.

Et après tout ça, on s’étonne que s’installe de plus en plus de violence, d’incivilités ordinaires, d’ignorance du voisin, etc.

Je pousserai plus loin la comparaison : si nous observons bien les choses, les épidémies, les pandémies qui s’installent de plus en plus souvent, le font essentiellement dans nos villes. Un bloc noir (black blok ????) de trente étages avec au mieux deux ascenseurs, un ensemble immobilier hyper-concentré, ce sont immanquablement des nids à virus divers et variés. Et nous voyons nos autorités s’escrimer à nous imposer masques, « gestes-barrière », fermetures de bistrots, sans parler de devoir signaler (donc demander une autorisation) à nos autorités lorsque nous prenons un repas (sic !) ou organisons une fête familiale ou entre amis. Monsieur le Ministre, Madame la Conseillère d’Etat, est-ce que je peux prendre mon petit-déjeuner… mon dîner… ? Bientôt il faudra aussi demander si on peut manger des épinards ou des poireaux ! Et je ne parle pas des demandes d’autorisation d’aller au lit pas tout seul ! Bon. On nous demande tout ça, mais sans se poser la question « faut-il continuer de densifier nos villes comme des malades (que nous serons tous, d’ailleurs, si nous continuons ainsi !) ? » D’autres énormes questions surgissent : se protéger en s’isolant dans nos automabulles, nos automaboules et nos autimobiles, est-ce une bonne idée ? Continuer dans le système économique actuel, est-ce une bonne idée ? Inventer le travail à domicile, au risque de mélanger vie privée et vie professionnelle, est une bonne idée ? Quel coût écologique aura l’usage immodéré de l’Internet que cela implique ? Quel ordinateur réparera la plomberie de ma maison, si besoin ?

Nos dirigeants en tout genre n’osent même penser à, envisager de, inventer AUTRE CHOSE…

Sur ce je vous invite à écouter une chanson de l’ami Bubu qui me semble cruellement d’actualité :

Bonne écoute !

On recherche : conscience

Toutes ces années, lorsque l’on posait des questions ou suggérait un autre style de vie, les gens bien en place nous traitaient de naïfs. Et maintenant que nous entrons en crise systémique profonde, ces mêmes gens rêvent de rétablir le même système. Qui est naïf ? Nous ? Ou ceux qui persistent à croire que leur truc libéral est l’unique solution ? Il faut être sacrément naïf ou complètement bouché pour ne pas voir ce qui crève les yeux : ce qui a été mis en place depuis l’ère industrielle est en train de se casser la figure. Mais — chut ! — remarquons qu’un mot reste profondément tabou : le mot décroissance. Lire la suite de « On recherche : conscience »